Douleur et psychosomatique: lorsque l’esprit fait mal au corps

Médecine anthroposophique à l’hôpital Havelhöhe de Berlin et dans son service de soins en médecine psychosomatique 

Lorsque la douleur dure et persiste depuis plus de 2 ans comme c’est mon cas, et que vous pensez avoir tout essayé, il reste toujours de l’espoir, si si. Demandez-vous si tout fonctionne bien là-haut dans votre cerveau. Une hospitalisation de 4 à 6 semaines dans un service de soins en médecine psychosomatique? Est-ce que c’est vraiment pour moi? C’est possible et ça ne mange pas de pain d’explorer toutes les pistes qui peuvent mener à une diminution de la douleur. Tôt ou tard, bien que vous soyez stable et costaud la douleur vous mine et vous use. Elle ne vous laisse que peu de répit voire aucun et c’est là que la dépression s’installe. Non seulement vous souffrez mais en plus vous avez le moral en berne. Que faire pour stopper cette spirale infernale? Demandez de l’aide à des professionnels de la santé et osez essayer. 

La médecine anthroposophique a été développé par le scientifique et philosophe Rudolf Steiner dans les années 1920. Elle se situe dans la continuité de la médecine classique et ne rejette en aucun cas les fondements scientifiques de la médecine actuelle. Les médecins anthroposophes ont la même formation que n’importe quel médecin. Cependant, dans leur démarche thérapeutique, ils vont plus loin que le corps physique et considère le patient comme un tout complexe. Ils considèrent que pour traiter au mieux une personne il faut impérativement prendre en compte ses multiples dimensions: émotions, esprit, caractère, histoire passée, particularités physiques, éducation, milieu de vie, etc… Il s’agit d’une approche médicale holistique. Voilà, c’est comme ça qu’ils travaillent.

Jour 1 : jeudi 18 mai 2017 arrivée dans le service de soins en médecine psychosomatique de l’hôpital Havelhöhe à Berlin 

Difficile de passer une bonne nuit lorsqu’on sait qu’on ne retrouvera son lit que dans 4 à 6 semaines. Beaucoup de nervosité et d’appréhension avec la conviction malgré tout que j’irai bien mieux une fois le séjour achevé. Le service de soins en médecine psychosomatique accueille des patients atteints entre autres choses de dépression, de burnout, de troubles alimentaires, de troubles de la personnalité…et douleurs chroniques.

J’ai beaucoup de chance car j’ai une chambre pour moi toute seule…ce qui ne devrait pas durer. Je me contente d’apprécier le temps que ça dure. J’ai été accueilli par un infirmier qui m’a montrée ma chambre et expliqué comment le service fonctionne. Il y a une salle de repos, une salle pour la méditation, une salle pour la musique thérapie, une salle de sport avec un crosstrainer et des tapis de yoga, une salle à manger où il est possible de se faire soi-même sa petite tambouille, une buanderie pour laver son linge avec une baignoire XXL pour se relaxer, une table de ping-pong et sûrement d’autres choses que je n’ai pas encore découvertes. 

Le matin j’ai eu un entretien rapide avec la médecin chef de service pour parler de mes attentes. Aux alentours de midi, mon « parrain »(un patient dont le séjour se termine) m’a fait faire le tour du propriétaire, m’a donné de bon conseils et présenté à d’autres patients…pas aussi dingues au premier abord que je l’aurais pensé. Je me suis sentie un peu plus à l’aise. Ensuite, j’ai participé à une thérapie obligatoire qui explique ce qu’est la schémathérapie ou la théorie des schémas. C’est sur ce modèle que travaillent les thérapeutes ici. J’en parlerai davantage dans un autre article. L’après midi j’ai eu un premier contact avec mon médecin thérapeute. J’ai d’emblée raconté des trucs bien perso histoire d’annoncer la couleur et de lui donner de la matière à travailler. J’ai également reçu mon planning de la semaine. Je rentrerai dans les détails dans un prochain article.

Il est tard, je vais essayer de dormir et de me détendre. Aller! Un audiolivre et au dodo.

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